Sauver les hommes et la planète : Les propositions du Groupe FACTI

Admin 02 Mar 2021 Eco-monde Vue 475



Le rapport « Intégrité financière pour le développement durable » a été lancé, jeudi 25 février 2021, suivi d’une conférence de presse en ligne.

Rédigé par le Groupe de haut niveau sur la responsabilité, la transparence et l'intégrité financières internationales pour la réalisation de l'Agenda 2030 (Panel FACTI), ce rapport indique que les gouvernements peuvent réorienter les milliers de millions de dollars récupérés grâce à la lutte contre les abus fiscaux, la corruption et le blanchiment d'argent pour financer une action critique sur la crise climatique, la reprise post COVID-19 et la lutte contre l’extrême pauvreté.

 

 Les gouvernements pourraient financer les mesures radicales qu’exigent la lutte contre l’extrême pauvreté, la COVID-19 et la crise climatique en recouvrant les trilliards de dollars perdus du fait de l’évasion fiscale, de la corruption et du blanchiment d’argent, affirme un groupe de travail des Nations Unies. Le Groupe de Haut-Niveau sur la Responsabilité, la Transparence et l’Intégrité Financières Internationales pour Atteindre les Objectifs de l’Agenda 2030 (Groupe FACTI) en appelle aux gouvernements pour qu’ils adoptent un Pacte Global sur l’Intégrité Financière pour un Développement Durable.

Ce Groupe composé d’anciens chefs d’Etats et de gouvernement, de gouverneurs de Banques Centrales, de chefs d’entreprise, de figures de la société civile et de chercheurs, affirme que jusqu’à 2,7% du PIB global est blanchi annuellement, pendant que les pratiques d’optimisation fiscale des multinationales coûtent aux gouvernements jusqu’à 600 milliards de dollars par an.

Dans son rapport titré “L’intégrité Financière pour un Développement Durable”, le Groupe FACTI souligne le besoin de lois plus sévères et d’institutions plus robustes pour prévenir la corruption et le blanchiment d’argent, et en appellent à la fin de l’impunité pour les banquiers, avocats et experts comptables qui rendent possible ces crimes financiers.

Le rapport se prononce également en faveur d’une plus grande transparence eu égard à l’actionnariat des entreprises et aux procédures de financement public, pour une meilleure coopération internationale dans la lutte contre la corruption, pour un impôt international minimum sur les sociétés ainsi que pour la taxation des géants du numérique, et pour une gouvernance globale contre l’évasion fiscale et le blanchiment d’argent.

“Ce système financier défaillant et corrompu spolie les pauvres et prive le monde des ressources nécessaires pour éradiquer la pauvreté, rebondir après la pandémie de COVID, et affronter le défi de la crise climatique” explique Dalia Grybauskaitė, co-présidente du Groupe FACTI et ancienne présidente de la Lituanie.

“Combler les failles qui permettent le blanchiment d’argent, la corruption et l’évasion fiscale, et réprimer les agissements des banquiers, comptables et avocats responsables, constituent des étapes nécessaires pour la transformation de l’économie globale pour le bien de tous,” déclare Ibrahim Mayaki, co-président du Groupe FACTI et ancien premier ministre du Niger.

La fortune des milliardaires a augmenté de 27,5%

Au moment où la fortune des milliardaires a augmenté de 27,5% pendant que 131 millions de personnes étaient jetées dans la pauvreté par la pandémie de COVID-19, le rapport souligne qu’un dixième de la richesse mondiale pourrait être dissimulé dans les centres financiers offshore, ce qui empêche les gouvernements de percevoir les recettes fiscales qui leur reviennent. Le recouvrement du manque à gagner annuel pour les Etats du fait de l’optimisation et de l’évasion fiscale pourrait par exemple financer l’extension du minimum vieillesse au Bangladesh à 9 millions de seniors supplémentaires, payer au Tchad pour la création de 38.000 salles de classe, et permettre à l’Allemagne de construire 8.000 éoliennes.

Le Groupe de Haut-Niveau sur la Responsabilité, la Transparence et l’Intégrité Financières pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2030, dit Groupe FACTI, a été mandaté par le 74e Président de l’Assemblée Générale des Nations Unies et par le 75e Président du Conseil Economique et Social le 2 mars 2020.

Le Groupe FACTI examine les questions de responsabilité, de transparence et d’intégrité financières, et formule des recommandations à même de combler les failles existant dans le système international de manière à atteindre les objectifs de Développement Durable de l’Agenda 2030.

 

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